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La saga du prion : après la vache folle, les élans et les rennes fous ?

Changement de structure de la protéine Prion. © Inra, Mohammed Moudjou
Mis à jour le 16/07/2019
Publié le 16/04/2019
Mots-clés : BREVES

Depuis le printemps 2016, une épidémie inédite a commencé à toucher les élans et les rennes en Norvège. Au mois de mars 2018, c’était au tour d’un élan finlandais d’être atteint, suivi d’un élan suédois en mars 2019. Cette progression inquiète, à juste titre, les autorités locales et la communauté scientifique tout entière.
La maladie en question a déjà sévi sous une autre forme en Europe, et plus particulièrement au Royaume-Uni durant les années 1985-2010. Il s’agit de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), une maladie à prion plus populairement dénommée maladie de la vache folle.
Les maladies à prion sont des maladies neurodégénératives provoquant des troubles neurologiques progressifs d’issue fatale, après une période d’incubation longue et silencieuse. Elles touchent l’Homme (maladie de Creutzfeldt-Jakob, Insomnie fatale familiale) et les animaux d’élevage (maladie de la vache folle, tremblante du mouton et de la chèvre, maladie à prion du dromadaire) ou sauvages (maladie du dépérissement chronique des cervidés). Les symptômes peuvent être d’ordres locomoteurs, sensoriels et comportementaux.