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Décrire le développement embryonnaire autrement pour tenir compte des facteurs de variabilité intrinsèques et extrinsèques : application chez les poissons

Oeufs embryonnés d'alose juste avant l'éclosion. © Inra, ESCAFFRE Anne Marie
Mis à jour le 29/05/2017
Publié le 16/05/2017
Mots-clés : CONFÉRENCES
Oeufs embryonnés d'alose juste avant l'éclosion. © Inra, ESCAFFRE Anne Marie
Oeufs embryonnés d'alose juste avant l'éclosion © Inra, ESCAFFRE Anne Marie

Bérénice Schaerlinger, MCF

Université de Lorraine, Laboratoire URAFPA

Vendredi 19 mai 2017 à 13h15

Centre Inra Île-de-France-Jouy-en-Josas

Salle 271 du bâtiment 230

 

Résumé

L’observation du développement des embryons fascine les scientifiques depuis très longtemps. Elle a rapidement été associée à une meilleure compréhension des processus évolutifs et physiologiques des individus. Des espèces modèles ont progressivement été choisies et sont maintenant largement utilisées pour mieux comprendre certains mécanismes cellulaires et moléculaires. La description précise de leur embryogénèse, faite sur des critères structuraux a permis des analyses précises et des comparaisons entre ces modèles. Or, il apparait que pour certaines espèces non modèles, cette approche dite graduelle n’est pas toujours adaptée. En effet, des organismes encore proches d’un environnement sauvage peuvent présenter des variations dans l’enchainement des étapes du développement. C’est particulièrement vrai pour des espèces à développement externe telles que les poissons. Dans ce cas, la description graduelle présente certaines limites et d’autres critères doivent être mis en avant. En nous basant sur des critères fonctionnels du développement nous avons proposé une approche alternative pour décrire le développement de la perche commune (Perca fluviatilis). Dans ce cadre des seuils (moment ou une caractéristique majeure de l’embryon apparait (e.g. battement cardiaque)) et des étapes (périodes entre les seuils avec un développement plus lent) ont été définis. Cette approche plus flexible permet de tenir compte des variations entre les embryons tout en permettant une description la plus précise possible. Elle permet alors de tenir compte de l’effet de facteurs intrinsèques (populations différentes, processus de domestication) ou extrinsèques (température) sur le développement des embryons au niveau d’une espèce. Elle pourrait également permettre des comparaisons inter-espèces et la définition de seuils communs à plusieurs organismes.
Bérénice Schaerlinger MCF, Université de Lorraine, Laboratoire URAFPA

Invitée par Isabelle Hue, UMR1198 Biologie du Développement et Reproduction