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La task force "Prion" lauréate du Prix "Impact de la recherche" aux lauriers 2018 de l'Inra. 

La task-force Prion en chiffres. © Inra, GAVALDA Véronique
Publié le 17/12/2018
Mots-clés : BREVES

Le prion dans tous ses états

Nos scientifiques spécialistes du prion ont actuellement pour priorité de travailler sur les encéphalopathies spongiformes transmissibles (EST) émergentes, sur les autres maladies à prion (prionopathies comme Alzheimer et Parkinson) et sur la fonction de la protéine prion normale elle-même qui reste une énigme. Ces missions appellent des investissements conséquents pour arriver à former une nouvelle génération de chercheurs qui puisse travailler à long terme. En effet, il peut se passer 10 ans avant de pouvoir publier un article car les expérimentations sur ces maladies qui peuvent incuber pendant 50 ans demandent du temps !

Damer le prion

«Ces recherches ont été enthousiasmantes ! Je n’ai pas vu passer ces vingt dernières années. C’était bouillonnant : toutes les possibilités nous étaient ouvertes » témoigne Olivier Andreoletti, vétérinaire et pathologiste, qui rejoint la task-force « Prion » dès la fin des années 90. Human Rezaei, biophysicien, résume : « nous avons créé ensemble, partant de zéro, les concepts et les outils pour comprendre les maladies à prion ». « Et ce dans une grande confiance mutuelle » complète Jean-Luc Vilotte, généticien spécialiste des modèles d’étude in vivo. Aucun d’eux ne songe à se reposer sur ces lauriers qui saluent des travaux fondateurs avec un immense impact pour la société. Car le temps presse : « Avec les concepts et outils créés pour les maladies à prion, nous apportons un regard nouveau sur d’autres maladies liées à l’accumulation de protéines dans le cerveau telle Alzheimer ou Parkinson » explique Vincent Béringue, biochimiste.

Le groupe récompensé

La task force « Prion » a mobilisé des équipes et des ressources de quatre centres de recherche : Île-de-France - Jouy-en-Josas, Occitanie-Toulouse, Auvergne-Rhone-Alpes, et Val de Loire, ainsi que quatre départements scientifiques : Santé animale, Génétique animale, Physiologie animale et Alimentation humaine.

Les cinq scientifiques ambassadeurs sont :

  • Olivier Andréoletti, vétérinaire et pathologiste, UMR IHAP Toulouse ;
  • Vincent Béringue, biochimiste, UR VIM, Jouy-en-Josas ;
  • Jean-Michel Elsen, généticien, UMR GenPhySE, Toulouse ;
  • Human Rezaei, biophysicien, UR VIM, Jouy-en-Josas ;
  • Jean-Luc Vilotte, généticien et biologiste, UMR GABI Jouy-en-Josas.

Et plus largement, les unités de recherche :

  • Virologie et immunologie moléculaires (UR VIM)
  • Génétique animale et biologie intégrative (UMR GABI)
  • Interactions hôtes agents pathogènes (UMR IHAP)
  • Génétique, physiologie et systèmes d'élevage (UMR GenPhySE)