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La Fondation Droit Animal, Ethique et Sciences remet le Prix de biologie Alfred Kastler 2015 à Sarah Bonnet

Mis à jour le 05/04/2018
Publié le 04/12/2015
Sarah Bonnet (UMR BIPAR) reçoit le prix Alfred Kastler de la Fondation Droit Animal, Ethique et Sciences,remis par Louis Schweitzer. © Michel Pourny, Michel Pourny
Sarah Bonnet (UMR BIPAR) reçoit le prix Alfred Kastler de la Fondation Droit Animal, Ethique et Sciences,remis par Louis Schweitzer © Michel Pourny, Michel Pourny
Sarah Bonnet, directeur de recherche au sein du laboratoire de biologie moléculaire et immunologie parasitaires (BIPAR), reçoit le Prix de biologie Alfred Kastler 2015, pour la mise en œuvre d’une technique permettant l’entretien de tiques sur un support artificiel, évitant, pour leur élevage, de devoir infester des animaux et facilitant ainsi les études des agents pathogènes qu’elles peuvent transmettre.

En partenariat avec l’Ecole nationale vétérinaire d’Alfort et avec l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, l’Inra mène des recherches sur les infections bactériennes transmises par les tiques. Les tiques représentent, au niveau mondial, le second vecteur de maladies infectieuses après les moustiques pour la santé humaine, et le premier vecteur pour la santé animale. Les changements sociaux-économiques et environnementaux, ainsi que l’intensification des mouvements de populations humaines et animales tendent à accroitre la distribution géographique de plusieurs espèces de tiques et des maladies qu’ils véhiculent. Actuellement, la lutte contre les tiques est essentiellement basée sur l’utilisation d’acaricides non spécifiques, polluants et source de développement de résistances. La recherche de méthodes alternatives de lutte contre les tiques est donc devenue une priorité. Elle nécessite en amont une bonne connaissance de la biologie de ces acariens et des modalités qui régissent la transmission des microorganismes qu’ils véhiculent.  
C’est dans cette optique que s’inscrivent les travaux de recherche de Sarah Bonnet, au sein du groupe ITA (Interactions Tiques-Agents pathogènes), elle-même intégrée dans l’équipe VAMPIR de l’UMR BIPAR. Ses recherches sur les interactions entre hôtes, vecteurs et pathogènes nécessitent la maîtrise de l’élevage de tiques en laboratoire, dans des conditions contrôlées, et la mise en place de dispositifs efficaces reproduisant la transmission, par les tiques, des microorganismes à étudier. Se nourrissant de sang, les tiques sont généralement élevées sur des animaux vivants. Dans le but de s’affranchir de l’utilisation d’animaux, Sarah Bonnet a mis en place une méthode de gorgement et d’infection des tiques via un système de membrane. Cette technique est à présent adoptée pour entretenir un élevage de tiques au sein de son laboratoire, et a été utilisée avec succès à la fois pour tester de nouveaux acaricides, étudier la transmission de divers microorganismes, ou encore rechercher de potentielles cibles vaccinales contre les tiques. Cette innovation, qui associe préoccupation éthique et efficacité technique, a séduit le jury du Prix de biologie Alfred Kastler, destiné à encourager la recherche et l’application des méthodes évitant l’utilisation expérimentale traumatisante de l’animal. Une belle distinction individuelle, mais aussi collective pour le groupe ITA et l’ensemble de l’UMR.

L’UMR BIPAR, créée en 1999, est actuellement structurée en 3 équipes PARALIM, VAMPIR et VECTOTIQ, depuis le départ de l’équipe DYNAMYC.  L’UMR BIPAR, constituée de 38 agents titulaires dont 17 scientifiques (8 enseignants chercheurs) est localisée au laboratoire de santé animale (LSA) de l’ANSES. L’UMR BIPAR développe des recherches finalisées dans deux domaines majeurs de la santé, (i) zoonoses parasitaires notamment transmises par les aliments, (ii) infections transmises par des vecteurs ectoparasitaires, notamment les tiques. Les axes stratégiques incluent (i) la connaissance des bioagresseurs et de leur transmission (ii) l’étude du  dialogue hôtes / pathogènes / vecteurs, avec pour finalités, la détection des agents pathogènes, la surveillance des infections, la détection des émergences et la maitrise médicale des infections. Le positionnement  scientifique de BIPAR est en accord avec les orientations des tutelles. Les axes de recherche et les projets de l’entité de recherche sont exemplaires du concept "One Health/One Medicine".

+ L’UMR BIPAR est membre de SAPS (Sciences animales Paris-Saclay)
+ Site Web de l’UMR BIPAR