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Se mobiliser sur le SARS-CoV2 : plusieurs équipes de recherche des unités de SAPS sont à pied d’œuvre !

Tube d'échantillons d'ADN en préparation pour une PCR. Plateforme GenoSol de l'unité d'agroécologie à l'Inra de Dijon.. © Bertrand NICOLAS - Inra, NICOLAS Bertrand
Mis à jour le 10/04/2020
Publié le 10/04/2020
Mots-clés : BREVES

Cribler des composés antiviraux ciblant SARS-CoV2

La manipulation du virus SARS-CoV2 est compliquée du fait de sa dangerosité. Financé dans le cadre du Consortium REACTing, le projet de recherche fondamentale que conduisent Jean-François Eléouët, Bernard Delmas et leurs collègues de l’UMR VIM a pour objectif de construire un réplicon pour le SARS-Cov2 (c’est-à-dire une particule virale défectueuse non infectieuse, capable de se répliquer dans des cellules en culture), afin de tester des composés antiviraux sur des cellules en culture. Sans danger, ce réplicon permet de s’affranchir des risques liés à la manipulation du virus SARS-Cov2. Il constitue un outil performant, peu couteux et facile à utiliser pour des criblages à moyen et haut débit.

Identifier les personnes immunisées et évaluer la durée de l’immunité

En collaboration avec Marie-Anne Rameix-Welti et son équipe de l’unité Infection Inflammation (Inserm, Université de Versailles - St Quentin en Yvelines), Jean-François Eléouët et ses collègues de l’UMR VIM mettent actuellement au point un test de dépistage sérologique COVID-19. Ce test, basé sur une réaction antigène - anticorps, repose sur la production d’antigènes recombinants du SARS-CoV2 et de deux coronavirus responsables de rhumes chez l’homme, HCoV 229E et OC43, pour vérifier la spécificité du test.
Des tests du même type sont en cours de développement dans différents pays. Le test développé ici permettra de déterminer la proportion de la population qui a été réellement infectée, d’en déduire le nombre de personnes asymptomatiques, et de suivre le niveau d’anticorps protecteurs dans le sang au cours du temps. La production des antigènes est d’ores et déjà en cours.

Eco-épidémiologie des coronavirus, de la faune sauvage à l'homme, et risque d'émergence – EPICOREM

Conduit entre 2014 et 2018, le projet EPICOREM financé par l’Agence nationale de la recherche, dont l’unité de recherche Virologie (INRAE, ENVA, ANSES) était partenaire, a apporté, dans une approche multidisciplinaire et globale One Health, de nouvelles connaissances sur la diversité génétique des coronavirus dans les différents écosystèmes, de la faune sauvage à l’homme, comme sur les dynamiques d’évolution génétique chez l’hôte. Il a également permis de mettre au point des méthodologies d'échantillonnage et de préparation d'ensemble de fragments de matériel génétique, ou librairies, adaptées aux technologies de nouvelle génération.
Les chercheurs poursuivent aujourd’hui leurs travaux sur l’écologie des coronavirus pour mieux documenter l’origine de leur diversité ainsi que les mécanismes de leur évolution et de leur adaptation à un autre hôte, et déterminer les sites prioritaires à étudier.

Etudes du passage transplacentaire du virus SARS-Co-V2

L’équipe de recherche RHuMA (Reproduction Humaine et Modèles animaux) de l’unité BREED, avec l’Université Versailles Saint Quentin, a proposé de nouveaux projets pour étudier le passage transplacentaire du virus SARS-Co-V2 de patientes COVID19+ durant la grossesse, après la grossesse, et de leurs nouveaux-nés, ainsi que le passage transplacentaire du Remdesivir, un médicament utilisé pour le traitement des patients atteints.
Ces travaux seront réalisés en partenariat avec l’hôpital de Poissy et au sein du réseau MYPA (Maternité en Yvelines et Périnatalité Active), en collaboration avec la plateforme de spectrométrie de masse de l’UFR Simone Veil Santé.